Melissa Scanu

08 décembre 2017

Retrouvez-moi en dédicace à Outreau

Dédicace

samedi 9 décembre 2017 : Dédicace d'Autre jour, autre endroit à l'Espace Culturel Leclerc Outreau (Boulevard Industriel de la Liane, Outreau 62230) de 10h30 à 17h.

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(edit) Quelques photos de cet évènement : 

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Outreau 9 décembre 2017UNADJUSTEDNONRAW_thumb_101fOutreau 9 décembre 2017

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06 décembre 2017

Critique d'Autre jour, autre endroit par le blog L'heure de lire

Critique

Bonjour !

Voici une nouvelle critique plutôt sympathique du blog L'heure de lire qui vient de paraître. 

J’ai commencé ce titre sans même lire de résumé, avec l’excitation de me lancer dans l’inconnu ! Une chose est sûre, cette courte romance se lit à toute vitesse !

Valentine et Anthony se rencontrent par hasard, alors qu’ils s’apprêtent tous les deux à prendre un avion … direction l’avenir (les USA pour elle, l’Italie pour lui). Alors que le courant passe bien et qu’ils se plaisent, Anthony propose une idée complètement folle, mais terriblement romantique : se retrouver dans un an, ici-même, sans avoir aucun contact d’ici-là. Séduite, la jeune fille accepte. Pourtant, un an plus tard et pour des raisons différentes, aucun des deux ne vient au rendez-vous. Persuadés tous deux que l’autre l’a attendu, les deux jeunes gens vont tout faire pour se retrouver. Mais n’est-ce pas un peu fou, quand on ne sait rien de la personne qu’on a croisé ?

Moi qui adore les histoires romantiques, j’ai beaucoup aimé l’idée de départ de cette histoire. Pourtant là, j’ai trouvé que les choses allaient bien vite. En fait, je crois que c’est parce que je n’ai pas eu l’impression d’assister à un coup de foudre, de voir une véritable alchimie entre les deux personnages. Du coup, leur baiser puis la proposition d’Anthony m’a semblé un peu tomber comme un cheveu sur la soupe.

Mais une fois cette première gêne passée, je me suis laissée emportée par l’histoire, et ça fait du bien. C’est un peu le genre d’histoire que je regarderais en film sur M6 un après-midi 😛 C’est mignon, mais on a aussi plusieurs rebondissements : quand on pense que les choses s’arrangent enfin, il se passe quelque chose qui bouleverse tout, et tout est à refaire. J’ai toutefois parfois trouvé dommage que les choses se passent si vite, ou qu’on passe d’un mois à l’autre comme ça. Par contre, à noter qu’on ne sait rien de l’année pendant laquelle ils ne se voient pas : si ça peut être un peu frustrant de faire un bond dans le temps, je trouve avec le recul que ce n’est pas mal du tout car au moins on est au même point que nos deux tourtereaux, et on apprend les choses au fur et à mesure, tout comme eux.

Avec nos deux héros on voyage de la France à l’Italie, en passant par la Belgique. Ce que j’ai également apprécié, c’est qu’en plus de la romance, on a toutefois d’autres petites histoires qui se greffent : Valentine et sa meilleure amie, Anthony et le drame que vit sa famille, qui rajoutent un peu plus d’authenticité et d’émotions à l’intrigue initiale.

Enfin, l’histoire est bien écrite et agréable à lire. Si vous aimez les langues, vous aurez même l’occasion de lire de l’anglais et de l’italien, de quoi rêver d’un futur voyage ! 😛

En bref, si vous aimez les rendez-vous manqués et les belles histoires qui vous font voyager, n’hésitez pas !

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04 décembre 2017

Critique d'Autre jour, autre endroit par la blogueuse Miss Golightly

Critique

Bonjour !

C'est avec plaisir que j'ai découvert, et vous propose de découvrir, la première critique d'Autre jour, autre endroit, par la blogueuse littéraire Miss Golightly. La voici !

Merci beaucoup aux Editions Gloriana pour m’avoir permis de découvrir ce nouveau livre. J’aime beaucoup les histoires de retrouvailles manquées, où les héros se recherchent tout au long de l’histoire. Ce court roman y réussi très bien. En plus de nous faire voyager en France, Belgique, Italie et aux Etats-Unis; ce livre nous plonge dans les tourments de nos deux héros, avec des hauts et des bas. Ce roman énormément envie de partir en vacances et de manger italien. J’ai bien aimé Valentine et Anthony et la jolie romance qui se développe entre eux, bien que j’ai trouvé que certains passages étaient un peu trop rapides. Ce qui ne m’a pas empêcher de dévorer de roman en quelques heures. Le roman est bien écrit. L’écriture y est fluide. Il est donc difficile de s’en détacher jusqu’à la fin. De plus, ce roman à l’avantage de ne pas trop tomber dans les clichés du genre et offre ainsi des situations plutôt réalistes.

Ma note:

8/10

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29 novembre 2017

Un nouvel extrait d'Autre jour autre endroit

Extrait

Pour ceux qui n'ont pas encore craqué, voici un nouveau petit extrait d'Autre jour autre endroit

Une idée de lecture ou de cadeau pour les vacances de Noël qui approchent, pourquoi pas ;)

 

 *******************

Anthony se rendit au travail à pied. Son appartement se trouvait assez proche de la trattoria dans laquelle il travaillait, pour profiter du bon air méditerranéen et du temps agréable. En Toscane, notamment dans le secteur de Florence où il vivait, l'été était torride, parfois même étouffant en raison du taux d'humidité. Mais cette situation se normalisait vers la mi-août, lorsqu'arrivaient les premières pluies et avec elles, la diminution des températures. Septembre pouvait être encore très chaud, alors que le mois d'octobre était sans doute le plus agréable, ce qui lui permettait de profiter de cette région. Le ciel était bleu, la foule de touristes diminuait, et la chaleur était beaucoup moins intense, sans avoisiner pour autant la fraîcheur s'installant dès la fin de l'automne.

Il se plaisait à vivre là, dans son petit coin d'Italie où il se sentait chez lui. Il était suffisamment proche de Florence pour profiter de l'agitation et des opportunités de la ville, mais tout de même protégé dans la ville plus petite où il s'était installé. Il pouvait s'y faire une place tout en profitant de son authenticité et de la convivialité des habitants.

Anthony arriva sur son lieu de travail et franchit le seuil de la Trattoria Gigi. Celle-ci se nommait ainsi en raison de son propriétaire et chef. Anthony avait rencontré Luigi Masini lorsqu'il était stagiaire à Florence, l'an passé. L'un des chefs du grand restaurant dans lequel il travaillait à la fin du printemps était l'un de ses amis et il lui avait parlé de ce jeune Belge plein d'audace et d'avenir dans le domaine de la gastronomie. Après avoir eu l'occasion de discuter avec Anthony plusieurs fois, Gigi était venu en-dehors du service au restaurant, et après avoir mis le chef dans la confidence, il avait demandé à Anthony de prendre la cuisine en mains et de lui préparer un plat. Anthony avait alors commencé à imaginer quel mets il pourrait concocter pour l'impressionner, mais Gigi l'avait arrêté en lui disant qu'il avait déjà choisi. Anthony s'était alors attendu à se voir préparer une spécialité technique italienne, comme des pâtes fraîches, un ragù1 ou un risotto savamment agrémenté, mais la demande de Gigi l'avait désarçonné.

Un panini. Un chef lui demandait de lui préparer un sandwich ! Remis de sa surprise, Anthony avait vite repris contenance. C'était un choix judicieux. Un panini, cela n'avait pas de saison, c'était apprécié de tous, et un chef de cuisine italienne se devait de savoir en préparer un bon. Les choses simples étaient souvent les meilleures, crédo bien connu, mais il ne fallait pas pour autant croire que c'était facile. Le secret d'une bonne cuisine italienne résidait en deux points primordiaux, à savoir, la fraîcheur des ingrédients et la simplicité. La cuisine dans laquelle il travaillait était dans un état irréprochable, et les ingrédients toujours très frais. Mais la seule chose qui manquait sur le moment était du pain. Anthony s'était donc précipité chez le meilleur boulanger du quartier où il avait choisi un pain ciabatta fraîchement cuit. Sa petite escapade lui avait permis de trouver l'inspiration et de retour en cuisine, il avait commencé à rassembler les ingrédients. Il optait pour un panini au provolone et à la mortadelle. Il ne voulait pas se lancer dans quelque chose de trop tiré par les cheveux ou de déstructuré risquant de dénaturer les saveurs. Cela ne lui ressemblait pas. Il aspirait à une cuisine simple et authentique. Il avait alors commencé la confection de son panini tout en s'imaginant dans la cuisine avec sa mère. Celle-ci avait pour habitude de préparer un ragù, tout en nappant des tartines de cette sauce pour ses fils affamés, en attendant le repas.

Avec délicatesse, il avait réparti la mortadelle et le fromage sur la base du pain. Celui-ci était coupé en deux et frotté à l’ail. Puis, il avait garni son panini de fines tranches d’aubergines, qu’il avait préalablement fait revenir dans de l’huile d’olive, avec une pointe de piment et de basilic frais. Pendant que le sandwich grillait, il avait préparé pour l'accompagner une petite salade mêlée assaisonnée de vinaigrette à la Belge, à base d'herbes et de moutarde locale, sa petite touche personnelle. Il avait alors apporté son assiette à Gigi satisfait de ce qu'il avait fait. Son panini était non seulement beau à voir, mais il était également délicieux, sans nul doute. Gigi n'avait pas fait durer le suspense concernant ce dernier point, car dès qu'il avait croqué dedans, il avait fermé les yeux une seconde en hochant la tête et l'avait englouti en quelques minutes. Plus tard, il avait confié à Anthony qu'il avait eu l'impression d'être dans la cuisine de sa Nonna Pina. Quelques semaines plus tard, il lui offrait un poste de second dans sa cuisine, son sous-chef l'ayant quitté, pour cause de déménagement dans une autre région.

Il était heureux et fier d'avoir gravi les échelons si vite et si jeune, à peine diplômé de son école hôtelière. Mais il était également conscient qu'il avait eu de la chance, Gigi étant un homme généreux et plein d'humour qui fonctionnait en grande partie à l'affectif. C'était pourquoi il ne relâchait pas ses efforts, sachant que rien n'était acquis. Il avait choisi un métier où il fallait constamment savoir se remettre en question et faire ses preuves.

Sur le long terme, il aspirait à devenir chef et à diriger son propre restaurant, mais pour l'heure, le travail de sous-chef était une étape oblige mais aussi très intéressante. Parmi ses missions, c'était lui qui supervisait le travail du personnel de cuisine selon les directives de Gigi. Il veillait au bon état et à la disponibilité des instruments de travail, vérifiait la qualité et la fraîcheur des aliments ainsi que le goût des plats, et participait également aux courses sur les marchés locaux, tout en s'occupant du choix des fournisseurs. Et le plus passionnant pour lui était de participer à l’élaboration des menus, qui, dans une trattoria, ne cessaient de changer en fonction de la saison, des produits, ou encore de l’humeur du moment.

 

Extrait du chapitre 5 du roman Autre jour, autre endroit, Melissa Scanu (éditions Gloriana, 2017)

 

 

1Le ragù bolognese n'est pas un ragoût mais une sauce à base de coulis de tomate, d'oignon et de viande de bœuf, internationalement connu sous l'appellation de « sauce bolognaise ».

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26 novembre 2017

Comment devient-on écrivain ?

Conseil

Comment devient-on écrivain ?

Avant de répondre à cette grande question, il serait bon de définir QUAND on peut se considérer comme étant un écrivain, car c'est une question ambiguë et peut-être un peu taboue où plusieurs réponses sont possibles : Pour être écrivain, suffit-il d'écrire ? D'avoir au moins achevé un roman ? D'avoir été publié par un éditeur ? De pouvoir vivre de sa plume sans autre activité ? Pour ma part, je penche pour la troisième option : je me suis toujours dit que, si je rêve d'être écrivain depuis toujours, c'est lorsque j'aurais signé un contrat avec un éditeur et tenu entre mes mains le fruit de mon travail publié par celui-ci, que je pourrais me dire que, ça y est, je ne suis plus qu'une auteure en herbe, mais véritablement un écrivain. Un petit, mais un vrai tout de même ;) Dans mon humble vision des choses, la frontière entre écrivant et écrivain se situe là. Comme ce rêve se concrétise pour moi cette semaine, je trouve le moment propice pour publier cet article.

À présent, revenons-en à la question : comment devient-on écrivain ? Eh bien... En écrivant. Et écrire, dans ce cas-là, ça doit être quelque chose de naturel et même un besoin vital. Je suis toujours étonnée quand, en lisant des biographies d'auteurs, je lis que tel écrivain a commencé à écrire sur le tard, à l'âge adulte. Personnellement, j'écris depuis toujours, ma première histoire devant remonter au CE1. Je ne dis pas que tout ce que j'ai écrit dans ma vie est bon, loin de là, il y a même « du dossier », c'est le cas de le dire ! Il n'empêche que cela traduit ce besoin que j'avais depuis toujours, et j'ai beaucoup de mal à concevoir qu'on puisse se lancer comme ça de but en blanc. Cela me surprend autant que si j'apprends qu'un sportif professionnel n'a commencé son sport qu'à l'âge adulte, par exemple. Bien sûr, il n'y a pas les mêmes contraintes physiques, et l'âge et l'expérience donnent de la matière pour écrire, mais ce n'est pas parce qu'écrire (contrairement à beaucoup d'autres activités), ne nécessitent pas un gros investissement financier ou physique, que c'est à la portée de tous. Nous possédons tous un ordinateur, des livres, des stylos, du papier, mais ce qui compte vraiment, c'est ce qu'on ressent au fond. J'ai demandé un jour à l'une de mes professeurs de français au collège, pourquoi elle (et accessoirement tous les professeurs de français) n'écrivait pas. Après tout, ils ont fait des études littéraires et connaissent tous les genres, toutes les techniques, en plus de posséder une culture littéraire impressionnante, et ont généralement un très beau style d'écriture, et souvent de l'imagination (comme beaucoup de personnes qui lisent énormément). Elle m'avait simplement répondu : « Parce qu'écrire, c'est un besoin ». Un besoin, plus qu'une envie. Il me semble qu'un tel besoin se manifeste dès le plus jeune âge, mais après tout pourquoi pas ? Après tout, on change, on évolue et on découvre le monde et soi-même tout au long de cette existence.

Je suppose que beaucoup écrivent de manière ponctuelle : parce qu'il leur est arrivé quelque chose qu'ils ont envie de partager par écrit, pour développer une bonne idée, pour accomplir un projet, pour essayer... Mais un véritable écrivain selon moi est quelqu'un qui, à défaut d'avoir écrit toute sa vie, n'a jamais cessé de rêver. De rêver, penser, créer des histoires, pour les autres et soi-même avant tout.

En France, il n'y a pas d'études spécifiques pour les personnes qui se destinent au métier d'écrivain, contrairement à d'autres pays, comme les Etats-Unis qui proposent à leurs étudiants des cursus en « creative writing » par exemple. S'il est vrai que des études secondaires et universitaires où la littérature tient une place importante peuvent aider, cela ne veut pas dire que tous les écrivains actuels sont passés par la case « Prépa littéraire », loin de là ! C'est un plus, une aide pour l'outil d'écrire en ce qu'elle nourrit l'esprit, mais l'essentiel vient véritablement de l'âme, du cœur, des tripes. La passion, ni plus ni moins.

Du reste, quant au fait de pouvoir achever son travail par une publication à compte d'éditeur, je me contenterais de citer le formidable Bernard Werber. Sa phrase s'applique à la réussite d'un écrivain, mais il me semble qu'elle peut également correspondre à plusieurs autres choses. À méditer, donc... « On dit que pour réussir il faut trois choses : le talent, le travail et la chance. Mais que deux suffisent. Talent plus travail, on n'a pas besoin de chance. Talent plus chance, on n'a pas besoin de travail. Travail plus chance, on n'a pas besoin de talent. Vu qu'on ne peut pas agir sur la chance, mieux vaut donc le talent et le travail. »

Donc Talent et Travail pour réussir, et la Passion qui provoque la réussite, bien entendu. 

 

Et vous, comment voyez-vous la chose ? Comment devient-on écrivain selon vous ?

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25 novembre 2017

On parle de moi dans La Voix du Nord

A l'aube de la sortie d'Autre jour autre endroit, un nouvel article paraît dans La Voix du Nord. Un grand merci à mon ami Adrien Boussemart pour ce bel article ! 

VDN

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11 novembre 2017

On parle de moi dans le Républicain Lorrain

Cette fois, c'est le Républicain Lorrain, célèbre quotidien de ma région natale, qui parle de moi et de mon roman Autre jour Autre endroit, à paraître très prochainement ce lundi 20 novembre 2017 aux éditions Gloriana. Merci beaucoup pour cette interview !

RL

Et en ligne ici.

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31 octobre 2017

Quand prendre le temps d'écrire ?

Conseil

Quand prendre le temps d'écrire ?

 

Écrire un livre demande du temps et de l'investissement. Vous n'irez pas très loin si vous n'y consacrez qu'une heure par mois, un dimanche matin pluvieux. Cela aboutira peut-être, mais ne nous leurrons pas, écrire, comme n'importe quelle passion, mérite de pouvoir s'y consacrer pleinement, au contraire d'un simple passe-temps.

 

Trouver le temps

 

Quel que soit notre mode de vie, étudiant, travailleur avec un métier très prenant, parent d'enfants en bas âge ou autre, nous sommes nombreux à avoir des journées bien remplies. Mais ne soyons pas hypocrites, il reste toujours du temps quelque part. Si celui-ci est rare et précieux, il faudra l'organiser au mieux, définir des plannings... et s'y tenir. Cela évitera d'avoir à écrire à la sauvette avec l'impression inévitable de ne pas avancer, et le risque de se décourager.

L'écriture est une activité à part entière et elle mérite que l'on s'y consacre pleinement. Ce n'est pas parce que vous êtes assis à l'ordinateur qu'on peut vous déranger à tout bout de champ. Dites à vos proches que pendant un laps de temps défini, vous avez besoin de concentration pour travailler sur votre roman et ne voulez pas être embêté, coupez votre téléphone si besoin, voire Internet (en-dehors des sites utiles pour écrire), ou au moins les réseaux sociaux qui, honnêtement, nous font perdre un temps fou. Faites-en une priorité d'autant plus sacrée si vous disposez de peu de temps par jour ou par semaine.

 

Trouver le moment

 

Dans l'idéal, choisissez un moment de la journée où vous sentez que vous êtes le plus productif. Pour beaucoup d'écrivains, c'est tard le soir, voire la nuit. Dans mon cas, c'est le matin, après mon petit déjeuner. C'est mon moment préféré de la journée, et comme je me sens reposée et en forme, j'écris souvent plus efficacement qu'à un autre moment. Et comme je suis une lève-tôt, même les jours où je travaille, il m'arrive d'écrire quelques lignes avant de partir travailler.

 

Planifier

 

Si vraiment, vous avez le projet d'écrire mais vous trouvez dans une période impossible où vous êtes déjà pris par de nombreux impératifs et projets, reportez, mais faites-le intelligemment. J'ai toujours écrit, mais j'ai arrêté quelques années, au début de la vingtaine, pour me consacrer à d'autres choses qui à l'époque étaient primordiales et ne pouvaient pas attendre : mes études, ma vie sociale, mes projets ponctuels, mes premiers temps dans le monde du travail... pour finalement reprendre vers la fin de la vingtaine. Cette coupure paraît énorme, mais durant cette période, je n'ai jamais cessé de penser mes écrits, de nourrir des idées... Et j'en ai d'ailleurs profité pour acquérir de l'expérience, que ce soit d'un point de vue personnel (rencontres, voyages, découvertes et surtout maturité...) ou techniques (lectures, études littéraires...) Et comme en parallèle j'avais toujours écrit, de mon enfance à mon adolescence et ne manquais jamais une occasion de le faire (qu'il s'agisse simplement de mails ou de petits récits de vacances), je savais que je ne perdrais pas la main.

Et surtout, j'avais la certitude de disposer de temps dans le futur. Je vous confie un secret qui n'en est plus un depuis que j'ai réussi à mener à bien mon projet, mais mon choix de devenir enseignante n'est pas anodin. Au-delà du fait que c'est une véritable vocation, qu'enseigner et passer mes journées entourée d'adolescents me plaît, c'est également un métier « clé » quand on décide de devenir écrivain. Outre le fait que beaucoup de mes écrivains préférés, morts ou vivants, sont ou étaient professeurs, ce métier offre tellement de temps libre que c'est idéal. Seize semaines de vacances par an. Seize semaines à pouvoir se dédier corps et âme à l'écriture. Bien sûr, ce n'est pas mon cas. Je fais d'autre chose : je passe du temps avec mes proches, me consacre à mes autres activités, pars en vacances, accessoirement prépare mes cours, mais j'avoue qu'une grande partie est consacrée à l'écriture. Malgré ça (j'y reviendrai) l'inspiration et l'envie ne surgissent pas toujours au moment le plus opportun, donc il faut être préparé au fait que c'est quelque chose d'aléatoire, et savoir travailler efficacement, tout en restant motivé.

 

Se fixer des délais

 

Définir une échéance précise pour l'écriture d'un roman est très délicat. Selon le genre, les recherches, la longueur, votre rythme et le temps dont vous disposez quotidiennement, cela peut varier de quelques semaines à plusieurs mois, voire des années ! Je parviens à tenir un rythme de quatre ou cinq mois pour la rédaction d'un premier jet de roman, mais c'est aléatoire, et si vous ne parvenez pas à voir aussi loin, surtout si c'est votre premier roman, fixez-vous des petits délais. Par exemple, une semaine pour écrire ce chapitre, deux heures pour finir telle scène... C'est personnel, mais je vous suggère de penser en étapes (chapitre, moments clés) qu'en nombre de pages ou de mots, car cela risquerait de vous faire privilégier la quantité sur la qualité. En tout cas, fixez-vous des délais, qui feront également office de petits défis, et qui vous feront avancer tout en vous motivant.

Si vous avez un lectorat qui vous suit pendant la rédaction, c'est encore mieux ! Que celui-ci soit virtuel ou réel, il n'y a rien de tel pour rester motivé. Je suis une auteure qui préfère ne montrer ses textes qu'une fois finis (au moins le premier jet), ce qui fait que je suis seule face à la rédaction. Mais si vous avez des bêta-lecteurs qui vous suivent en cours d'écriture, s'ils font bien leur travail, ils sauront vous encourager, voire vous harceler, pour que vous écriviez la suite sans tarder, surtout si cela leur plait ;)

 

Accepter l'inspiration imprévue

 

Faut-il être fou pour repousser une inspiration, même si elle tombe au mauvais moment ! Je suis sûre que je ne suis pas la seule dans ce cas, mais parfois, je peux disposer de plein de temps et pourtant, ne pas avoir l'inspiration ou juste l'envie d'écrire, et alors que je suis en pleine période de rush avec du travail, c'est là que toutes les idées arrivent ! Eh bien il faut, dans la mesure du possible, les accueillir et au moins les exploiter au minimum pour ne pas qu'elles s'échappent (pour ne plus jamais revenir), quitte à les détailler quand vous aurez davantage de temps. Les bonnes idées qui passent à l'improvise ne repassent pas forcément...

 

Et vous, comment gérez-vous cette épineuse question du temps, pour écrire ?

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25 octobre 2017

Découvrez le premier extrait d'Autre jour, autre endroit !

Extrait

Afin de patienter jusqu'à la sortie d'Autre jour, autre endroit qui paraitra le 20 novembre 2017 aux éditions Gloriana, voici en toute exclusivité et en accord avec mon éditeur, un petit extrait.

Bonne lecture et à vos commentaires ! :)

 

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- Anytime. I'm an expert in weird exotic drinks. Next time try one of these mugs of ice coffee, you'd like it.1

 

La tirade laissa Valentine muette. Elle se rendit alors compte des limites de son anglais et se sentit frustrée. Tandis que le jeune homme semblait attendre une réponse, elle se rendit :

 

Sorry, my English is bad.

- En anglais, on dirait plutôt « poor ».

 

Il avait prononcé cette phrase sans la moindre trace d'accent. Ouvrant grand les yeux, Valentine fut déstabilisée mais se reprit vite.

 

Vous auriez pu me parler en français dès le début !

- J'ai bien compris que l'anglais n'était pas votre langue maternelle, mais je ne pouvais pas deviner que vous étiez Français.

- Ça ne s'entendait pas ?

- Non.

 

Valentine eut une lueur d'espoir. Sa prononciation n'était peut-être pas si catastrophique ?

 

- Vraiment ?

- Non, je plaisante. Vous avez un accent à couper au couteau.

 

La jeune femme se renfrogna et croqua rageusement dans le petit biscuit accompagnant sa boisson.

 

- Ne vous vexez pas, c'est une question de pratique.

- Quand on dit que les Français ne sont pas doués pour les langues étrangères... marmonna-t-elle. Ça me déprime de voir des exceptions comme vous.

- Je ne suis pas Français.

 

Valentine décida alors de deviner son origine. Après tout, ils se trouvaient dans un aéroport international. Elle choisit de partir du plus exotique.

 

- Tahiti ?

- Techniquement, c'est en France.

- Québec ?

- Tabarnouche3 ! Non.

- Suisse ?

- Plus au nord, moins montagneux.

- Belgique ?

- La liste s'épuisait. Bravo quand même.

 

Valentine sourit. Sa façon de parler entre dérision et civilité l'amusait. Mais elle n'allait pas rester sans répartie :

 

- Donc, un Belge qui parle anglais dans un aéroport français tout en buvant une boisson indienne et en lisant un journal espagnol...

- C'est un trois sur cinq ! Le tea chai latte est d'inspiration indienne, mais est né dans les chaînes de coffee shop américaines, et c'est un journal italien.

- Ah... J'ai tout de même la moyenne ! fanfaronna Valentine.

 

Il ricana en secouant la tête, temporairement battu.

 

- J'avoue. C'est juste une idée, mais pourquoi ne pas ne pas déguster nos boissons indo-américaines à la même table ? Non pas que ça me dérange de révéler mes diverses ethnies à tout le café, mais tout de même...

- Comme invitation, on a fait plus romantique, le taquina Valentine. Vous pouvez faire mieux.

- Sorry, my romantism is poor...4

- I'm sure it's not.5

 

Impossible de savoir qui de Valentine ou de son interlocuteur fut le plus surpris d'entendre une phrase correcte, et idiomatique en plus, sortir de sa bouche. Le jeune homme lui adressa un sourire mi-impressionné, mi-amusé.

 

- Rien que pour ça, je vous en offre un autre.

- À défaut de romantisme, un cadeau me va très bien aussi, accepta-t-elle en prenant ses affaires. Bon, je laisse mon anglais à ma table, par contre.

- L'anglais ne me dérange pas, mais sans le vouvoiement, ce sera mieux.

 

Après quelques nouveaux échanges de cette joute verbale d'esprit bon enfant, attablés face à face devant deux nouvelles boissons, ils en virent aux présentations.

Valentine. Anthony.

 

 

Extrait du chapitre 1 du roman Autre jour, autre endroit, Melissa Scanu (éditions Gloriana, 2017)

 

1 « Pas de problème, je suis un connaisseur en boissons exotiques bizarres. La prochaine fois, essayez l'un de ces cafés glacés, ça devrait vous plaire. »

2 « Désolée, mon anglais est mauvais. »

3 Juron québécois, version atténuée de « tabarnak ».

4 « Désolé, mon romantisme est limité. »

5 « Je suis certaine que non. »

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23 octobre 2017

On parle de moi dans le Nord Littoral

J'ai récemment été contactée par le Nord Littoral de Calais à venir parler de la sortie imminente de mon premier roman Autre jour Autre endroit, qui paraîtra ce 20 novembre 2017 aux éditions Gloriana dans leur collection Love Story.

Merci à Grégory Faucquez pour ce très bel article !

 

Nord Littoral 22

Et en ligne ici.

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